Vous pensez que l’environnement est un coût, une dépense pour votre entreprise? Détrompez-vous! Évaluer l’impact des activités, produits et services d’une entreprise conduit à identifier les pertes ou inefficacités et donc, des opportunités d’amélioration.
Transformer les contraintes environnementales en un levier de performance, c’est le défi quotidien du professionnel en gestion de l’environnement. 
Pour l’industriel œuvrant dans le domaine alimentaire, c’est poser un regard nouveau afin de voir les contraintes de environnementales comme des opportunités supplémentaires d’amélioration de la performance financière et de la compétitivité.
La première étape de la maîtrise des impacts environnementaux consiste à identifier tous les éléments du procédé de transformation : les activités à accomplir, les tâches et sous-tâches, les produits utilisés ou ressources et ingrédients, ainsi que les services nécessaires à la production; il faut faire de même avec les activités des fournisseurs et sous-traitants.
Cette liste complétée, une note est attribuée à chacun de ces éléments en fonction des facteurs suivants :
- L’impact sur les sept éléments de l’environnement (eau, air, sol, faune, flore, ressources et humains et leurs interrelations);
- L’importance de l’impact dans le temps, l’espace, la sévérité et la fréquence;
- Les exigences légales auxquelles vous êtes soumis, ainsi que les exigences de vos clients, assureurs, et autres parties prenantes et;
- Les options commerciales possibles au niveau des finances, des technologies disponibles, des parties prenantes et des capacités de l’organisation.
La note globale donne ainsi la priorité à accorder à chaque élément. Pour les plus prioritaires, un plan d’action est mis en place. On cherche ainsi à maîtriser, réduire ou empêcher un polluant ou un rejet, d’être créé, émis, ou rejeté et cela, par exemple, en utilisant les 4R, c’est-à-dire repenser, réutiliser, récupérer, recycler, en modifiant les activités, produits ou services ou encore en utilisant plus efficacement les ressources. Pour chaque élément, il y a une panoplie de solutions qui conduiront à une meilleure utilisation des ressources et donc à une réduction des coûts d’exploitation et à une compétitivité accrue.
Les éléments réglementés doivent être gérés même s’ils n’apparaissent pas dans les priorités. On instaure alors simplement ce qu’on appelle un mode de gestion, c’est-à-dire un contrôle régulier.
Par exemple, si un procédé rejette de faibles odeurs dans l’air extérieur, on pourra établir une surveillance pour s’assurer que les émissions sont dans les limites du règlement municipal, sans mettre en place toute une démarche pour qu’il n’y ait plus aucune odeur émise.
Il faut toujours garder en tête que la surveillance de l’environnement vise à favoriser la santé environnementale et financière de l’entreprise et qu’il ne faut absolument pas l’étouffer avec une structure lourde sans bénéfices.
Une telle analyse permet d’identifier plusieurs projets et de planifier leurs réalisations dans le temps. Intégré à vos contrôles en place ou au HACCP, ce système de gestion de l’environnement sera un bon début pour vous mener vers l’amélioration continue.
Voir l’environnement comme un allié, c’est se donner des chances de mieux réussir.
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