Amorcer une démarche de développement durable ne s’improvise pas, mais elle n’as pas à être complexe pour autant. Elle doit d’être sérieuse et organisée, de façon à être crédible aux yeux des gens extérieurs à l’organisation.
Parmi les façons de faire, il est possible de se lancer dans une certification ISO 14001, qui est LA certification de gestion environnementale, ou, lorsque le document officiel de l’ISO sera terminé, de suivre les règles de l’ISO 26000 de la responsabilité sociétale. Le processus de certification d’un ISO est coûteux, probablement trop pour beaucoup d’entreprises. Par contre, il est intéressant et avantageux de s’inspirer de l’ISO 14001.
L’intérêt de travailler dans le sens de la gestion environnementale de l’ISO, vient tout d’abord du fait que la direction s’engage à l’amélioration continue de sa performance environnementale. Cet engagement rassure les investisseurs, les clients commerciaux nationaux ou internationaux car l’ISO 14001 est un langage de gestion utilisé internationalement.
La communication publique faite autour des améliorations ou changements accomplis vient stimuler l’intérêt des consommateurs envers les aliments produits par l’entreprise. Pour que cela amène une augmentation des ventes, il faut se rappeler que les consommateurs sont en faveur de la vertu, donc pour de meilleures pratiques environnementales ou sociales; mais à produits équivalents, ils ne sont prêts qu’à payer un tout petit peu plus cher pour ces vertus. Ne fixez donc pas des prix trop élevés par rapport à ceux des concurrents.
La gestion de l’environnement de l’ISO 14001 s’inspire du cycle de Deming : planifier, développer, contrôler, ajuster et retour à la planification. Dans les prochains « Articles du mois », nous verrons :
- en quoi consiste chacune des étapes de ce cycle dans une démarche de gestion environnementale;
- comment intégrer le développement durable à la gestion environnementale et;
- comment intégrer efficacement la gestion environnementale dans un plan HACCP.